#L'INSTITUT NICOLAS BARRÉ D'ARMENTIÈRES

Connaissez-vous réellement l'Institut ?

L’Institut Familial et l’Institut Saint Louis ont fusionné et l’Institut Nicolas Barré est né.

Mais qui est Nicolas Barré ?

Nicolas Barré est né à Amiens le 21 octobre 1621 d’une famille bourgeoise, il apprend à être attentif aux petits et aux pauvres. A 19 ans il entre chez les minimes à Amiens. A 25 ans il est ordonné prêtre. En 1659 il est nommé au couvent de Rouen et là il voit la misère des enfants et de leurs parents. Les jeunes traînent dans les rues sans éducation, sans idéal. Cela tourmente le Père Barré. Il voulait soulager la misère des enfants et de leurs parents. Des jeunes filles, avec le même désir, le rejoignent . Notre première école peut naître, c’est à Sotteville-les-Rouen en 1662.
Le Père Barré guidait “les maîtresses charitables” et avait le souci de donner une éducation spirituelle, intellectuelle mais aussi humaine, “faire grandir chacun selon son génie propre”. Peu à peu, de petites écoles apparaissent. En 1666 le Père Barré demande aux « maîtresses charitables » si elles veulent vivre ensemble, c’est la naissance de notre institut. Le Père Barré meurt à Paris le 31 mai 1686 à 65 ans et il a été béatifié le 7 mars 1999 par le Pape Jean Paul II.

Quel lien avec communauté ?

Nicolas Barré est le fondateur de notre Institut “Enfant Jésus, Providence de Rouen”. Des sœurs en Europe, à Madagascar, en Centre Afrique, étaient présentes dans les écoles. Maintenant en Europe ce sont les laïcs qui ont pris le relais et le charisme de notre fondateur continue à se transmettre dans les établissements scolaires sous tutelle de l’institut. Chaque enseignant essaie de s’approprier, d’appliquer et d’actualiser ce que le Père Barré disait à nos premières maîtresses. La Communauté de La Chapelle d’Armentières se compose de trois religieuses : Soeur François Bernard, retraitée, Soeur Marie Lucie qui suit des cours en seconde Bac Pro Electricité et Soeur Marie Cécile, retraitée mais bénévole auprès des jeunes de L’Institut Nicolas Barré, responsable de la Pastorale; notre Supérieure Soeur Monique Anne-Marie vit à Amiens.

Et l’année de la Vie Consacrée ?

Le Pape François a ouvert l’année de la Vie Consacrée pour 2015, cela nous permet de travailler sur les textes du Pape, seuls, en communauté et en inter communautés. Cette année sera aussi l’année de notre Chapitre pour la Province de France et le Chapitre Général pendant lequel la Supérieure Générale sera élue. Ces deux Chapitres nous permettent de revoir comment mieux vivre notre vie religieuse dans la société d’aujourd’hui et d’être témoin de l’Amour du Seigneur. Le Pape François nous rappelle : là où il y a des religieux, il y a de la joie….”

#L'HISTOIRE DE SAINT LOUIS

Dans le courant de l’année 1903, les industriels d’Armentières eurent l’idée d’organiser dans les locaux de l’Institution Saint Jude des cours théoriques se rapportant à l’industrie locale. Le 18 mai 1912, conformément à la loi, le syndicat d’études et d’apprentissage de l’industrie textile déposait ses statuts. Le but du syndicat en créant ces cours était de travailler au développement des capacités professionnelles des employés et ouvriers de la région.

L’Institut Syndical Professionnel était né !

En cette première année, 15 matières formaient l’enseignement professionnel. Dessin, Comptabilité, Electricité, Mécanique, Anglais, Allemand, Style et Compositions décoratives, Sténographie, Dactylographie, Filature et Tissage.
C’est à la mémoire de LOUIS THILLEUR, Industriel d’Armentières, bienfaiteur de l’établissement, très attaché à donner une formation technique plus profonde aux ouvriers d’Armentières, que l’Institut pris le titre de Saint Louis. L’Institut était alors en constant développement grâce aux industriels. Hélas ! La guerre devait interrompre ce rapide et magnifique essor. En 1921 pour assurer la reprise des cours théoriques, le Supérieur de l’Institut Saint Jude mit une partie de ses locaux à la disposition de Saint Louis.
De nouveaux plans furent établis avec hardiesse, du nouveau matériel, des nouveaux métiers furent prévus. Rien n’est négligé pour offrir aux jeunes gens des avantages d’une installation moderne et d’un matériel perfectionné. S’adapter aux évolutions techniques du matériel, des métiers proposés était une préoccupation constante des différents directeurs de l’époque, elle est toujours vivace aujourd’hui. En 1931 une demande fut déposée pour l’attribution de la taxe d’apprentissage. Monsieur l’Inspecteur Général de l’Enseignement Technique et deux délégués du Comité départemental vinrent assister aux cours théoriques et pratiques durant plusieurs soirées. Ils ne cachèrent pas leur satisfaction vis-à-vis du fonctionnement des cours. Ils classèrent l’établissement pour les meilleurs cours professionnels de France. La taxe fut accordée. Freiné quelque peu par le deuxième conflit mondial, l’établissement ne cessera de s’agrandir et de s’équiper, grâce au concours de l’Institution Saint Jude. C’est d’ailleurs en octobre 1948 que l’école accueille ses premiers pensionnaires à Saint Jude. Tissage, Mécanique, Dessin, Electricité, Soudure, Comptabilité, Sténo dactylo y seront enseignés pendant plus de 75 Ans. En 1961 le syndicat décide de gérer en même temps l’Institut Familial de la rue Butin. La séparation des OGEC interviendra bien plus tard dans les années 80….et l’histoire continue... En 1969 le Conseil d’Administration décide de déménager et rachète le site industriel rue Marc Sangnier, l’ancienne teinturerie de Monsieur VANDEWYNCKEL, site actuel de notre établissement. La crise du textile va profondément modifier la nature des filières proposées. Le problème était clair, net et précis ! Gérer sa propre mutation avec l’entreprise ou mettre la clef sous la porte ; Tel était le choix vital qui s’imposait à l’Institut Saint Louis, Centre de Formation Continue des mécaniciens des métiers à tisser à Armentières, cité de la toile du Nord. L’obsolescence des formations proposées et des matériels pédagogiques se conjuguait mal avec l’émergence des métiers nouveaux et les besoins des personnels à former aux technologies nouvelles dans les entreprises.

Les contraintes étaient nombreuses et de nature très différentes :

- La nécessaire requalification de l’ensemble des personnels de formation.
- La fermeture de toutes les formations existantes sans exception
- La recherche de nouveaux créneaux en adéquation avec les besoins professionnels
- L’adaptation des locaux anciens et la création de nouveaux locaux adaptés à ces objectifs
- L’acquisition pour un financement très lourd de matériels, maquettes, systèmes…

C’est ainsi que fin des années 80, les 12 classes existantes en formation initiale Mécanique, Tournage, Fraisage, Mécanique des métiers à tisser, Dessin Industriel sont fermées en une année, au profit de nouvelles formations en Automobile, Maintenance Industrielle, Maintenance des Matériels Bureau d’Etudes et électricité. Encore aujourd’hui la cohérence et l’identité de l’Institut ont pour fondement la création de passerelles permettant à chaque jeune dans sa relation à la formation et à l’entreprise d’accéder à un tremplin de réussite.

En 1993 l’Enseignement Catholique Régional demande à Saint Louis, fort de son expérience de l’apprentissage, de créer le CFA Régional de l’Enseignement Technique Catholique. Tête de réseau de 27 sites de formation, les UFA (Unité de Formation par Apprentissage) réparties dans la région Hauts de France, notre CFA accueille plus de 1 400 jeunes en apprentissage avec plus de 80 formations. L’Institut Professionnel Saint Louis articule aujourd’hui un espace polytechnologique composé de cinq dispositifs de formation correspondant à des approches pédagogiques différentes :

- Un Centre de Formation Professionnelle
- Un Lycée Général en réseau avec Saint Jude
- Un Lycée Professionnel
- Un Centre de Formation d’Apprentis
- Un Centre de Formation Continue

Qui lui ont valu la labellisation lycée des métiers en 2009. Fidèle à la tradition, inspiré par nos fondateurs, notre institut entame un nouveau virage : la fusion avec l’Institut familial d’Armentières Avant de terminer nous pouvons rendre hommage aux personnalités qui ont bâti Saint Louis.
Louis THILLEUR, Bienfaiteur de l’Institut Les familles :
- DUFOUR
- DESTAILLEUR
- COISNE
- SALMON
- BOUCHEZ
- Membres des différents Conseils d’Administration

Les Directeurs de Saint Louis :

- Le Chanoine LAMOOT directeur de 1912 à 1921
- L’Abbé BOIDIN de 1921 à 1937
- Le Chanoine SEGARD de 1937 à 1975
- L’Abbé DECLERCQ de 1975 à 1981
- L’Abbé CAILLEUX de 1981 à 1986
- Bernard JOOS de 1986 à 2009
- Jean-François DESBONNET de 2009 à 2013
- Aimé KPODAR 2013
- Grégory STECULORUM depuis 201

#L'HISTOIRE DE L'INSTITUT FAMILIAL

En 1947, l'ouverture des cours privés professionnels à Armentières est le premier pas de la construction de l'Institut Familial d'Armentières. Ce n'est qu'en 1971 que l'IFA prendra son nom et son statut définitifs : un lycée d'enseignement professionnel privé. Depuis lors, l'IFA n'a cessé de s'agrandir en développant différentes formations allant de la 3ème au baccalauréat professionnel. L’Institut Saint Louis était auparavant sous tutelle diocésaine. Avec le projet de fusion avec l’Institut Familial, l’archevêque de Lille a fait dévolution de tutelle à la congrégation des Sœurs de la Providence de Rouen.

Celle-ci est enracinée dans la spiritualité et le charisme de Nicolas Barré.

La fusion des deux établissements avec déménagement de l’IFA sur le site de Saint Louis est le fruit d’une volonté commune de créer un nouvel ensemble, de nouvelles bases enracinées et nourries d’une histoire commune. Tout naturellement le nom de ce nouvel établissement s’est imposé ! Baptisé dans un premier temps Institut Saint Louis-IFA, la référence au père fondateur de notre tutelle s’est très vite imposée !

C’est ainsi qu’à la rentrée 2014 l’Institut Nicolas Barré a ouvert ses portes !